Sainte Mariam de Jésus Crucifié

En Terre sainte, les gens appellent souvent Mariam, la «petite Thérèse du monde arabe». Elle est née un peu à la même époque que Thérèse, elles ont au fond le même message de confiance de don total de soi, d’amour mais dans de façon différente. L’une est complètement occidentale et l’autre orientale.

Mariam est née en 1846 et en 1878, elle fut baptisée dans l’Église melkite donc dans le rite oriental où on remarque l’action et la présence de l’Esprit saint et toute sa vie a été imprégnée par l’Esprit Saint qu’elle nous transmet. Elle est née de façon miraculeuse, puisque ses parents ne pouvaient pas avoir un enfant qui survive. C’est à la suite d’un pèlerinage à Bethleem qu’elle est née.

Ensuite, ses parents sont morts alors qu’elle n’avait que 3 ans. Elle a été adoptée par un proche de la famille puis elle est allée à Alexandrie avec le reste de la famille.  On a voulu la marier mais ayant reçu un appel intérieur   alors qu’elle était tout petite, elle a voulu refuser.  Et les choses se sont très mal passées d’abord avec son oncle et ensuite avec un ancien serviteur musulman, auprès de qui elle a voulu chercher de l’aide si bien qu’elle a dû témoigner de sa foi au risque de sa vie. Elle a été et on peut dire, elle a vécu le martyre. Puis elle a été guérie miraculeusement par la Vierge Marie mais ensuite elle n’a pas pu retourner dans sa famille.

Elle a été servante dans familles différentes… à Alexandrie, à Beyrouth, à Jérusalem, et finalement elle s’est retrouvée à Marseille dans une famille encore comme servante. À 19 ans elle est entrée chez les sœurs de Saint Joseph où elle a passé 2 ans, ce qui lui a permis d’apprendre un peu le français et de recevoir un début de formation religieuse. C’est  là qu’elle a commencé à recevoir les stigmates de la Passion  et à revivre la passion de Notre Seigneur Jésus Christ chaque semaine. Avec sa grande simplicité, en les voyant elle pensait qui c’était une maladie et elle avait peur de la transmettre aux autres.

Finalement elle ne fut pas admise à poursuivre sa formation religieuse chez les sœurs de Saint Joseph et elle fut dirigée vers le Carmel de Pau. Elle y est entrée avec une autre sœur de Saint Joseph et elle y passa  trois ans. Le Carmel de Pau entreprit alors une fondation en Inde à Mangalore (ce fut le premier Carmel féminin en Inde) et elle y participa. Au bout de deux années elle est revenue au carmel de Pau et y est restée 2 ou 3 ans.

Ensuite elle est partie pour la fondation du Carmel de Bethlehem avec un nouveau groupe, elle y est morte à 32 ans à cause d’une chute quand elle portait de l’eau aux ouvriers construisant le monastère. Elle a eu beaucoup de grâces mystiques.  Elle était une sœur converse, c’est  elle qui faisait tous   les gros travaux, la cuisine, les ménages, le jardin, la lessive, etc. Toujours cet équilibre en elle entre le plus haut spirituellement et le plus bas sur le plan humain.

D’ailleurs on l’appelle le petit rien, elle-même s’appelle le petit rien et c’est quelque chose qui va bien avec son message. L’Esprit saint souvent prend l’image du vent, un petit rien une petite poussière peut facilement se laisser emporter par le vent, un gros rocher ne le peut pas.  Donc voilà le petit rien, et peut être par l’expérience qu’elle a faite en étant toujours docile à la Volonté de Dieu. En étant guérie miraculeusement par la Vierge Marie elle est allée, on peut dire Jusqu’à la frontière de la mort et déjà du Ciel… et toute sa vie elle est restée ce témoin du Ciel, du monde invisible : il y a quelque chose en elle qui fait que, quand on l’approche, on se sent tout suite proche de Dieu. Elle a le don d’aider ouvrir le cœur à l’Esprit Saint et quand l’Esprit Saint entre tout est changé.

C’est vrai qu’il est très important aussi, comme arabe je pense, qu’elle peut nous faire découvrir le monde arabe. Elle peut aussi aider le monde arabe à approfondir sa foi, sa propre identité.  Et les uns les autres à mieux nous rencontrer… entre Orient et Occident, il y a beaucoup de choses dans le monde d’aujourd’hui qui dépendent d’une bonne rencontre entre l’Orient et l’Occident, en cela elle peut nous aider beaucoup.

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